Notre devise :
 à nous le Souvenir,
à eux l’immortalité.

« Aux résistants de Fontjun,
le combat et la tragédie
 des 6 et 7 juin 1944 »


Le Comité du Saint-Chinianais

Héroïques  : trois familles de Fontjun l'ont aussi été.
Fontjun, c'est aussi ce petit hameau  de la commune de Cébazan dans lequel des gens ordinaires ont fait preuve d'un courage exceptionnel.


En effet, durant la nuit du 6 au 7 juin, des blessés, rescapés de la tragédie ont pu, grâce à l’accueil de certains, trouver refuge auprès de trois familles qu'il est nécessaire de citer  :


La famille Magnez  : Antoine Colombié, blessé gravement, parvient à atteindre le hameau, il frappe à la première maison, la porte s'ouvre et ne se refermera pas sur lui, bien au contraire, il est accueilli par cette famille, celle d'Isidore Magnez, ils l'allongent sur le lit.

Bien sûr, au son des explosions et du vacarme, ils avaient bien compris que quelque chose de dramatique s'était produit, il les remerciera dans son récit.

N'écoutant que son courage, le fils, Joseph Magnez, se rendit à vélo à Maureilhan prévenir la femme d'Antoine Colombié et le docteur Vacquié, qui se rendirent de suite au chevet du blessé.

Par mesure de sécurité il est installé dans un cellier, sous des fagots et de la paille.


La famille Barthez  : ils voient arriver vers 1h00 du matin Roland Bert, de Puisserguier. Une balle lui avait coupé les côtes et s'était logée dans la cage thoracique, près du cœur  : il la garda toute sa vie. Louis Barthez a accueilli un second blessé, Louis Espinasse, de Puisserguier, arrivé vers 9h00.


La famille Ascencio  : Joaquim a porté quant à lui secours à Jean Montagne.

Le 7 juin, au matin, vers 10h00, Isidore Magnez est venu prévenir Louis Barthez que les gendarmes demandaient si dans le hameau de Fontjun il n'y avait pas de résistants. Ils ont décidé d'agir  :

Roland Bert est parti sur un vélo et à survécu malgré sa balle.

Louis Espinasse, Jean Montagne et Antoine Colombiés par le docteur Vacquié.


Rappelons nous que durant la dernière guerre, les actes de résistance étaient perçus par l'occupant et la France collaborationniste comme des actes de terrorisme et le sort réservé aux résistants était  : arrestations, tortures, exécutions et déportations.



Autre cas, vers Cazedarnes : la conduite de la famille Ortala a été également exemplaire car un autre rescapé, Monsieur Carrere, de Capestang, trouva refuge dans une cabane isolée.

En effet, en sautant du premier camion, une rafale lui avait quasiment sectionné la main.

Il fut découvert par un ouvrier agricole, Pascal Ortala, qui reviendra, accompagné de ses filles lui apporter des vivres. C'est la Comtesse de Naudy, de la Croix Rouge qui se chargera de le ramener et de le soigner.

Vu la gravité de sa blessure, il perdra sa main gauche.


Voilà des Héros, humains n'écoutant que leur courage: les familles Barthez, Ascencio, Magnez, Ortala, le docteur Vacquié  et peut-être bien d'autres que nous ignorons...



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